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Réseau EconomieVisio
 

Les clips de lady Gaga font polémique
Publié le 14-01-2010 par redaction
 

Aux Etas Unis des artistes et producteurs recherchent de nouvelles sources de revenus Le "placement" d'objets est très institutionnalisé. Lady Gaga est un des fers de lance de cette tendance. Dan son clip "Bad Romance" pas moins de 10 produits apparaissent.

En France, à l'heure actuelle, peu d'artistes acceptent de s'afficher de cette mannière. Bénabar et Olivia Ruiz semblent être des précurseurs en la matière.

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Carlos Ghosn doit s'expliquer
Publié le 14-01-2010 par redaction
 

Carlos Ghosn  est convoqué à l'Elysée afin de s'expliquer sur le projet de délocalisation des chaînes de production de la future Clio IV.  Celles-ci devraient s'implanter en Turquie. Avec 15 % du cpital, l'Etat est le principal actionnaire de Renault.

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MICHEL CICUREL « De nouvelles bulles se préparent »
Publié le 05-01-2010 par chroniques
 

 

[ 04/01/10  ] 

Le président du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild estime que les principaux facteurs déclencheurs de la crise se sont aggravés depuis.

Le rebond de la croissance auquel on assiste depuis quelques semaines indique-t-il la fin de la crise ?

Je ne dirais pas ça. La reprise actuelle est alimentée par la baisse des prix des produits de base, la fin du mouvement de déstockage des entreprises, le soutien des Etats aux banques et à l'économie, et le déluge de liquidités déversées par les banques centrales. Dans ces conditions, le rebond était assuré. Mais la survie de l'économie dépend totalement de cette ventilation artificielle. Et elle n'est pas en état d'être débranchée rapidement.

Vous ne croyez donc pas à la solidité de la reprise ?

C'est une période extrêmement compliquée, inédite. Cette crise a brouillé tous les repères traditionnels et mis en lumière le rôle croissant des pays émergents dans l'économie mondiale. Le scénario optimiste serait que le dispositif financier de secours, aujourd'hui à bout de second souffle, ait permis d'enclencher un cercle vertueux de l'économie de marché. Si le chômage baisse et la consommation résiste, on aura une vraie reprise. Mais la volatilité des opinions, des statistiques économiques et des marchés financiers reste encore très élevée et le moindre incident pourrait avoir des effets négatifs importants. Une chose est certaine : les guichets de la Sécurité sociale mondiale ont fermé et laissent la planète travailler sans filet.

Vous n'êtes pas très optimiste…

Ni très pessimiste ! Mais il faut dire que les principaux facteurs qui ont déclenché la crise se sont aggravés depuis. Les grandes banques, jugées incontrôlables avant la crise, ont encore pris de l'embonpoint. Même chose pour les Etats, déjà surendettés, qui sont devenus exsangues, le laxisme budgétaire étant désormais une vertu de circonstance. Enfin, la liquidité, excessive depuis dix ans, est maintenant surabondante. Cela signifie que de nouvelles bulles se préparent. Les banques centrales, exemplaires jusqu'ici, devront jouer dans les mois à venir un jeu inédit et très subtil. Si elles retirent la liquidité trop lentement, l'inflation des actifs formera des bulles impressionnantes. Si elles le font trop  vite, de vrais risques de rechute de l'économie apparaissent. En tout cas, il faudra bien payer la facture du surendettement des pays développés qui coiffera leur croissance pour quelques années. On devra compter sur les grands pays émergents pour jouer les locomotives de l'économie mondiale.

Les difficultés récentes de la Grèce ont fait renaître les craintes de faillite d'un Etat souverain. Ce risque existe-t-il ?

Très sincèrement, je crois que ce risque éventuel ne menace pas l'Europe. La faillite de la Grèce, qui n'est pas le scénario le plus vraisemblable, n'aurait pas d'impact majeur sur la zone euro. Sans faire preuve de cynisme, je dirais même que les difficultés de ce pays ont constitué une chance inespérée pour limiter la hausse excessive de l'euro ! Plus sérieusement, je ne crois pas à la défaillance des grands Etats. Il y a sans doute une bulle sur la dette souveraine, mais, moyennant une élévation raisonnable du taux d'intérêt, les grands Etats continueront de trouver des créanciers. Le principal risque aujourd'hui n'est pas la faillite financière des Etats, mais la faillite économique. Je veux dire le syndrome japonais des consommateurs qui préfèrent épargner massivement pour se préparer aux prélèvements, conséquence prévisible des déficits excessifs.

Dans ces conditions, une augmentation d'impôts est-elle évitable ?

La France doit à tout prix y échapper, même s'il est vital à terme de réduire l'endettement public. En réalité, nous ne pouvons taxer ni les ménages, ce serait insupportable, ni les entreprises, qui souffrent d'un handicap de compétitivité. Il va donc falloir s'attaquer davantage à la dépense publique. Un travail remarquable a déjà été accompli. Mais nombre de dépenses de transfert aux entreprises, assez brouillonnes, pourraient être réduites dans les années à venir en échange de l'engagement de ne pas alourdir la fiscalité et d'alléger la réglementation.

Devrait-on assister à un nouveau mouvement de consolidation bancaire en Europe ?

Certains établissements continuent de souffrir en Suisse, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, et vont devoir se trouver des partenaires. Mais, dans l'immédiat, l'assainissement incontournable des bilans de banque devrait prendre le pas sur les grandes opérations de rapprochement. La survivance d'un risque significatif dans les bilans bancaires et le renforcement à venir des contraintes en matière de fonds propres devraient limiter la capacité des banques à réaliser des acquisitions d'envergure.

Comment limiter le risque systémique présenté par les plus grandes banques ?

D'abord en les dissuadant de devenir trop grandes ! Et, en tout cas, pas en remettant au goût du jour le Glass Steagall Act américain, qui prévoyait la séparation des banques selon leur activité. Ce serait une aberration car les entreprises réclament un banquier de synthèse pour traiter leur besoin de financement, que ce soit du crédit bancaire ou des instruments de marché. Il faudrait plutôt se pencher sur ce qui me paraît être le coeur du sujet, à savoir les activités pour compte propre. La gestion pour compte propre des banques à risque systémique devrait être passée au peigne fin. On ne peut réguler la quantité de fonds propres sans examiner soigneusement la qualité du compte propre. Et, après tout, le rôle des banques n'est pas de prendre des risques pour valoriser leur patrimoine propre, mais de financer leurs clients.

Les rémunérations dans la finance ne sont-elles pas trop élevées ?

Elles le sont et depuis longtemps. On ne peut pas durablement dissocier les revenus d'un secteur de son utilité sociale. Or, cette utilité est aujourd'hui mise en doute, assez injustement d'ailleurs. Les banquiers de la planète doivent donc faire preuve de décence. Mais attention de ne pas s'attaquer seulement auxbonus des banquiers. Certaines activités des banques sont aussi pratiquées par d'autres, la gestion d'actifs, le conseil en fusions-acquisitions par exemple. De plus, la compétition entre banques est mondiale. On ne peut pas pénaliser les banques d'un pays donné face à leurs concurrents, bancaires ou non, domestiques ou étrangers. La décision de Gordon Brown de taxer les bonus des traders est destructrice pour la City si elle est isolée. Sur la planète finance, ce sont les Américains qui donnent le ton, et ils ne font rien en la matière. Voulons-nous laisser tout le champ libre aux banques américaines ?

Les stock-options vous paraissent-elles constituer un mode de rémunération plus vertueux que les bonus ?

Sans aucun doute, parce que ce sont des rémunérations variables de long terme. Dans l'ordre de vertu croissante si j'ose dire, il y a le salaire fixe, le bonus, l'attribution gratuite d'actions et les stock-options. La tentation qu'ont certaines banques de remplacer tout ou partie du variable par une augmentation du fixe me paraît suicidaire. Beaucoup d'établissements n'y survivraient pas, à commencer par les banques à taille humaine.

Vous êtes très favorable à la généralisation des stock-options. Pour quelles raisons ?

Parce que la France a un sérieux problème de compétitivité depuis une quinzaine d'années, lié bien sûr aux 35 heures et à une pression fiscale trop forte, mais aussi à l'insuffisance des investissements réalisés par les entreprises et l'Etat. D'où l'intérêt du grand emprunt ! Pour que les entreprises investissent, il faut que tous les salariés y trouvent leur compte. Or, la concentration des stock-options sur quelques-uns explique le grand écart survenu entre les salaires des dirigeants et les autres depuis les années 1980. Il serait donc idéal d'attribuer des actions à tous les salariés, même si je mesure que ce n'est pas si simple. Nous l'avons fait il y a dix ans au sein de La Compagnie Financière. C'est évidemment plus compliqué dans les PME que dans les grands groupes cotés, mais il y a des solutions. Je ne comprendrais jamais que la gauche ne défende pas vigoureusement ce mode de rémunération, payé par les actionnaires aux salariés, et donc éminemment progressiste.

Ne faut-il pas cependant revoir les conditions d'exercice des stock-options attribuées aux dirigeants, pour éviter les soupçons de délit d'initié ?

Oui, absolument. La règle actuelle demandant aux dirigeants de conserver un tiers des options attribuées ne suffit pas. Il faudrait que la cession de leurs actions par les managers soit soumise à des règles de grande transparence et étalée sur plusieurs années, même s'ils ont déjà quitté l'entreprise.

Comment voyez-vous évoluer le métier de la gestion d'actifs et de la gestion de fortune ?

C'est un métier qui devient de plus en plus concurrentiel. La gestion d'actifs de masse à vocation industrielle a déjà commencé sa consolidation avec la cession par Barclays de BGI à Blackrock ou le rapprochement entre CAAM et SGAM. En revanche, la gestion de niches visant la surperformance laisse la place à des acteurs spécialisés comme nous. Quant à la gestion de fortune, la volatilité prévisible des marchés financiers dans les années à venir constitue une formidable opportunité pour les banques privées qui sauront être mobiles et diversifiées.

Quel a été l'impact de la crise pour la Compagnie Financière Edmond de Rothschild ?

Comme chaque crise, celle-ci a favorisé notre développement à l'étranger, en Europe, mais aussi en Chine et en Amérique latine. Nous avons notamment l'ambition de devenir un grand opérateur émergent d'ici à une dizaine d'années. C'est le charme de l'actionnariat familial de permettre de raisonner sur une génération… La baisse inéluctable de notre résultat ne nous a pas empêchés de continuer d'investir et de renforcer nos équipes.

Un rapprochement avec la Banque Rothschild n'aurait-il pas du sens compte tenu de la complémentarité de vos activités ?

Cela n'arrivera pas, et n'a d'ailleurs aucun intérêt. La Banque Rothschild ne souhaite nullement se diluer en se rapprochant d'un groupe de gestion plus important, et le groupe Edmond de Rothschild ne rêve pas de s'étendre dans les activités de « corporate banking ». D'ailleurs, la taille n'est un facteur déterminant dans aucun de nos métiers respectifs. Ce qui est vital, c'est la confiance attachée au nom Rothschild et chacune des deux maisons l'a mieux que préservée durant la crise.

 

PROPOS RECUEILLIS PAR LAURA BERNY ET FRANCOIS VIDAL, Les Echos

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Avec son Nexus One, Google défie Apple dans le mobile
Publié le 05-01-2010 par chroniques
 

 
Le moteur de recherche doit dévoiler aujourd'hui le premier « smartphone » conçu par ses équipes. Si la firme Internet fait un pas de plus dans le mobile, son téléphone ne semble pas encore en mesure de surclasser l'iPhone.

 

[ 05/01/10  ]

Le premier téléphone entièrement conçu chez Google.

Le premier téléphone entièrement conçu chez Google.

L'Internet bruissait de rumeurs depuis des semaines sur le lancement d'un Google Phone… C'est désormais officiel : les invitations ont été envoyées aux journalistes et c'est aujourd'hui au siège de la firme à Mountain View, dans la Silicon Valley, que le patron de Google, Eric Schmidt, devrait dévoiler le Nexus One : à savoir le premier « smartphone » entièrement conçu par les ingénieurs du groupe californien. La fabrication de ce téléphone « intelligent », qui ambitionne de rivaliser avec l'iPhone d'Apple, a été confiée à un partenaire extérieur, le taïwanais HTC.

Conquête de la planète mobile

Jusqu'à présent, les dirigeants de Google avaient limité leur offensive dans le mobile à l'élaboration d'un système d'exploitation pour téléphones mobiles, baptisé « Android ». Gratuit et basé sur le logiciel libre, Android a été adopté par de nombreux fabricants, comme HTC, justement, mais aussi Motorola ou encore Sony Ericsson. Un an après son lancement, le système de Google a séduit 3,5 % des acheteurs de « smartphones » dans le monde, selon les chiffres de Canalys pour le troisième trimestre 2009. Jusqu'à présent, l'objectif de Google était de contrer l'ennemi de toujours, Microsoft et son système d'exploitation, Windows Mobile. C'est en bonne voie, car, depuis qu'Android est commercialisé, la part de marché des « smart phones » équipés de Windows mobile a baissé de 5 points, à 8,8 %.


Outre le fait d'être nord-américains, Apple et RIM, les deux grandes réussites de ces dernières années dans la téléphonie mobile, ont en commun de développer hardware et software à la fois. Or la grande qualité que les consommateurs reconnaissent aux deux fabricants est la facilité d'utilisation de leurs produits par rapport à ceux de leurs compétiteurs. De là à penser que le salut se trouve dans cette direction, c'est-à-dire dans le mariage du téléphone et du logiciel, il n'y a qu'un pas… Mais ce n'est pas non plus la seule option qui s'offre à Google. Pour Ian Fogg, analyste chez Forrester, « HTC sera le fabricant du Nexus One et Google apportera ses spécifications, mais ce téléphone ne sera pas radicalement différent des autres “smartphones” utilisant Android ». En clair, Google peut concurrencer Apple sans répliquer forcément son modèle et en décidant de garder des logiciels ouverts. « Un Google Phone restera un téléphone conçu par différentes entreprises », prédit le spécialiste. Si c'est le cas, alors les fabricants tels que Motorola, qui a lourdement misé sur Android, seront rassurés. Reste à savoir aussi quel sera le mode de commercialisation du Nexus One choisi par Google.Avec le Nexus One, Google franchit une nouvelle étape dans sa conquête de la planète mobile. Cette fois-ci, c'est donc à Apple et, dans une moindre mesure, à Research in Motion (RIM), le concepteur du BlackBerry, que le moteur de recherche s'attaque. Un comble, alors qu'Eric Schmidt siégeait encore au conseil d'administration d'Apple l'été dernier !

Pas encore un « iPhone killer »

Les premières rumeurs, mi-décembre, faisaient état de ventes via Internet, directement aux consommateurs, sans passer par les opérateurs. Il semble désormais que le moteur de recherche ait opté pour une approche plus pragmatique et nettement moins risquée. Le Nexus One serait vendu par T-Mobile US et serait donc subventionné. Sur le plan technologique, le téléphone semble avoir beaucoup d'atouts : appareil photo de 5 mégapixels, puce 3G… mais pas d'écran tactile multipoint. Un des utilisateurs bêta-testeurs de Nexus One confie d'ailleurs aux « Echos » que le téléphone de Google et d'HTC est encore loin d'être un « iPhone killer ». C'est un « smartphone » de plus sur le marché, comme il en existe quelques dizaines. Bref, Google avance à son allure et espère bien rattraper Apple. Même s'il est conscient que ce n'est pas pour tout de suite.

GUILLAUME DE CALIGNON, Les Echos

 

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CHRISTINE LAGARDE MINISTRE DE L'ECONOMIE, DE L'INDUSTRIE ET DE L'EMPLOI Taxe carbone : « Nous ne pouvons pas prendre le risque d'une nouvelle censure »
Publié le 05-01-2010 par chroniques
 

 


La taxe professionnelle sur les équipements et biens mobiliers est supprimée depuis le 1er janvier. Quel est le gain final pour les entreprises ?[ 05/01/10  ]

La réforme de la taxe professionnelle (TP), que le Conseil constitutionnel a validée pour l'essentiel, va modifier des pans entiers de la fiscalité pour les entreprises et les collectivités locales. La charge fiscale de ces premières est réduite de 12,3 milliards d'euros cette année et de 4,8 milliards les années suivantes, nets d'impôt sur les sociétés. Un simulateur sera mis en place, prochainement, sur le site du ministère de l'Economie pour que chaque entreprise puisse évaluer ses gains. Le coût d'un investissement productif sera réduit de 22 % en moyenne. Par rapport à la taxe professionnelle, la réduction de la charge fiscale dépasse en moyenne 50 % pour les PME et 15 % pour les grandes entreprises. Et malgré la nouvelle cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, la charge sur les salaires est également réduite de 1,8 milliard d'euros en 2010. Au final, nous espérons que la réforme encouragera les entreprises à investir chaque année des milliards d'euros supplémentaires.

Les collectivités, qui percevaient 27 milliards d'euros de TP et ne recevront que 15 milliards au titre de la contribution économique territoriale, sont très inquiètes pour leur autonomie financière…

 

Brice Hortefeux et moi-même allons prochainement envoyer un courrier à l'ensemble des collectivités pour leur expliquer les avantages de la réforme, ainsi que les garanties sur leurs ressources : compensation presque intégrale de la TP par des ressources fiscales dynamiques, fonds de péréquation, répartition d'un quart de la cotisation sur la valeur ajoutée en fonction de critères représentatifs des besoins des collectivités (population, voiries, dépenses sociales), garantie individuelle des ressources de chaque collectivité… Dès la fin de la semaine, les 36.000 communes, tous les départements et toutes les régions disposeront également sur le site Internet du ministère de l'Economie d'une simulation du produit fiscal dont ils disposeront l'an prochain.


Une chose est sûre : la réforme protège les collectivités contre les effets de la crise en leur garantissant, a minima, des recettes au moins égales en 2010 à celles de 2009. Certaines auront un léger surcroît de recettes.

Le Conseil constitutionnel a annulé le régime fiscal des professions libérales, taxées au titre de leurs recettes. Que comptez-vous faire ?

La décision du 29 décembre a pour effet d'alléger de 770 millions d'euros la charge fiscale des titulaires de BNC et de 530 millions d'euros nets si l'on déduit le surcroît d'impôt sur le revenu l'année prochaine. L'impact sur les ressources propres des communes et, indirectement, sur les dépenses de l'Etat, serait donc très important : c'est pour cela que nous étudions la possibilité de réviser le projet de loi afin de tenir compte des remarques du Conseil, qui conteste la différence de traitement entre les entreprises employant moins ou plus de 5 salariés. Au passage, je note que celui-ci revient sur une loi datant du 10 janvier 1980 !

Comprenez-vous l'argumentation du Conseil sur l'annulation de la contribution carbone, ou estimez-vous qu'il s'agit d'une décision politique ?

Je ne peux pas douter du fait qu'il y a une vraie logique juridique derrière cette décision. Je regrette néanmoins que le Conseil n'ait pas pris en compte la différence de situation entre les entreprises soumises au marché européen des quotas d'émissions de CO2 et les autres. Maintenant, cela ne sert à rien de pleurer sur le lait renversé et nous allons prendre en compte les objections du Conseil. Je souligne tout de même une chose : le principe même de la taxe, son niveau et la redistribution pour les ménages ne sont pas remis en cause. Nous n'avons donc pas l'intention de modifier le volet ménages de la contribution carbone. Même chose pour les professionnels les plus exposés, tels que les routiers, les agriculteurs ou les pêcheurs : les tarifs réduits qui étaient prévus ne sont pas contestés et peuvent donc être conservés.

Il reste le sujet central, à savoir les 1.018 installations industrielles émettant le plus de CO2 qui étaient totalement exonérées…

Nous estimions que ces entreprises soumises au système des quotas de CO2 subissaient déjà des contraintes et des charges financières. Elles doivent réduire progressivement leurs émissions de CO2 de 21 % d'ici à 2020 et bénéficient donc de quotas en nombre décroissant. Elles doivent acquérir des quotas supplémentaires sur le marché. Tout n'est donc pas gratuit et, à compter de 2013, les allocations de quotas deviendront progressivement payantes. Cela étant, le Conseil argue de leur gratuité à court terme et nous devons donc modifier notre copie sur ce point.

Toutes ces entreprises seront-elles concernées par la nouvelle contribution carbone ?

Nous travaillons sur la possibilité d'appliquer des taux réduits et de mettre en place par ailleurs d'autres mécanismes incitatifs ou des plafonnements, par exemple sur la base de la valeur ajoutée. J'ai le souci de la compétitivité de ces entreprises et il n'est pas question de taxer à tout-va des secteurs à l'équilibre économique fragile. Je plaide pour un mécanisme d'imposition différencié en fonction de leur exposition à la concurrence internationale et en fonction de l'intensité énergétique de leur production.

L'impact net en termes de prélèvements sera-t-il totalement neutre, comme pour les ménages ?

Il est trop tôt pour le dire, mais nous ne pouvons pas prendre le risque d'une nouvelle censure. Cela étant, on peut imaginer un prélèvement nettement inférieur aux 2,15 milliards que coûterait l'application stricto sensu de la taxe à ces entreprises.

Le mécanisme sera-t-il pérenne ou transitoire jusqu'en 2013 ?

Nous verrons, mais dans tous les cas il faudra sans doute une clause de revoyure. Il y a notamment des incertitudes sur la pérennité ou non de la gratuité des quotas pour certains secteurs au-delà de 2013 ; c'est une décision qui relève de la Commission européenne.

Quel regard portez-vous sur la situation économique ? Allez-vous modifier la prévision de croissance du budget ?

C'est probable parce que nous avons bâti le budget sur une croissance de 0,75 % en 2010 et que le consensus tourne autour de 1,5 %. Le FMI et l'OCDE estiment aussi que la France fera mieux que prévu. Pour ma part, je suis prudente et je veux le rester. Je suis très attentive à l'environnement international et, par exemple, à ce qu'a dit Angela Merkel le 31 décembre aux Allemands sur la conjoncture : « Certaines choses risquent même de devenir plus difficiles encore, avant de finalement s'améliorer. » Je pense que l'on fera au moins 1 % en 2010.

Craignez-vous une rechute ?

Le fond des choses, à mon avis, est que l'on assiste à un immense rééquilibrage mondial. Des vraies plaques tectoniques bougent. Nous assistons à une consolidation de la croissance chinoise ainsi qu'à une modification profonde de la politique économique de ce pays. Nous devons aussi continuer à suivre de près les questions liées au taux de change chinois. Et, dans ce contexte de rééquilibrage, les investissements d'avenir que nous préparons dans le cadre de l'emprunt national sont une carte importante à jouer destinée à nous doter de véritables relais de croissance pour l'avenir.

Doit-on mettre l'échec français dans le nucléaire à Abu Dhabi sur le compte du glissement tectonique dont vous parlez ?

Je n'ai pas de leçon à donner, mais les entreprises doivent être à l'écoute de leur client. « Le client est roi », c'est un principe que j'ai toujours appliqué dans ma vie professionnelle antérieure. L'offre française n'était sans doute pas la mieux calibrée. Ce n'est pas simplement une affaire de coût, même si l'on sait que nous étions un peu plus chers que les Coréens.

La distribution du crédit constitue un élément déterminant de la conjoncture. Où en sommes-nous ?

Les encours de crédit résistent mieux que dans la zone euro et mieux que lors des dernières récessions. Mais la situation est très contrastée. Les crédits aux ménages ont progressé. Les grandes entreprises se sont tournées vers les marchés obligataires. Pour les PME, la situation est différente. Je verrai les banques début février sur cette question du financement de l'économie et, notamment, l'évolution des crédits de trésorerie, qui sont en chute sur un an. Il y a de l'attentisme des entreprises, mais pas seulement. Sur le terrain, il y a parfois aussi des conditions qui sont exigées et qui empêchent la mise en place d'un crédit vital pour l'entreprise. J'avais demandé à chaque banque un plan d'action pour 2009. Je demanderai aux banques d'élaborer un nouveau plan d'action et de prendre de nouveaux engagements pour 2010. Il faut que les banques restent mobilisées pour que la reprise ne soit pas gênée par un manque de crédit.

PROPOS RECUEILLIS PAR ETIENNE LEFEBVRE, LUCIE ROBEQUAIN ET DOMINIQUE SEUX, Les Echos

 

 

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Reprise de la production chez Molex
Publié le 22-12-2009 par chroniques
 

 

 
 
 
22.12.2009,

C'est une petite nouvelle mais c'est aussi une bonne nouvelle pour les salariés de Molex. Le fonds d'investissement HIG, repreneur d'une partie de l'usine de Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), a annoncé mardi la reprise de la production avec une première équipe de 16 personnes et l'objectif affiché d'employer à terme 50 à 60 salariés.

 

HIG a définitivement signé lundi la reprise du site de Molex, spécialisé dans la production de connecteurs électriques pour l', selon un communiqué du groupe. Une première équipe de 16 personnes, dont 14 anciens employés de Molex, va démarrer la production précise HIG. Six personnes supplémentaires devraient commencer à travailler en janvier. «Nous tournons aujourd'hui une nouvelle page dans l'histoire de ce site», assure Marc Laisné, de la nouvelle entité, qui rappelle que l'objectif de HIG est de recruter à terme entre 50 et 60 personnes.

«De nombreux contacts commerciaux ont déjà été pris et plusieurs commandes sont actuellement à l'étude», fait-il savoir. L'usine de Molex avait mis la clé sous la porte fin septembre au terme de 11 mois de lutte de ses 283 salariés, qui ont été licenciés. Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, qui a suivi de près le dossier, s'est dit mardi «confiant dans la montée en charge d'activités industrielles diversifiées créatrices d'emplois sur le site», dans un communiqué.

«De nombreux contacts commerciaux ont déjà été pris et plusieurs commandes sont actuellement à l'étude grâce à la mobilisation des constructeurs automobiles français», a déclaré M. Estrosi.

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Budget : ce qui va changer en 2010
Publié le 21-12-2009 par chroniques
 

[ 21/12/09  ]

Députés et sénateurs ont définitivement adopté, vendredi, la loi de Finances 2010. La réforme de la taxe professionnelle a été amendée jusqu'au dernier jour pour concilier les enjeux de solidarité et de compétitivité des collectivités locales.

 

Députés et sénateurs ont approuvé la loi de Finances 2010 vendredi, au terme d'un débat marathon de deux mois et de nombreux revirements sur la taxe professionnelle, les niches fiscales, les exonérations à la taxe carbone et les aides à l'investissement locatif. Le budget modifie en profondeur la fiscalité des ménages, mais surtout des entreprises.

· Taxe professionnelle

Véritable loi dans la loi, l'article 2 a occasionné plus d'une centaine d'heures de débat. Il acte la suppression de la taxe professionnelle sur les équipements et biens mobiliers à compter du 1er janvier 2010. « C'est un texte très largement issu du Parlement, comme cela n'était jamais arrivé sur aucun texte », a fait valoir le ministre du Budget, Eric Woerth, vendredi. La réforme coûtera 11,7 milliards d'euros à l'Etat l'an prochain, du fait des mesures provisoires prévues pour les perdants et des dégrèvements versés au titre de l'année précédente (plafonnement de la valeur ajoutée, etc.). En régime de croisière, la réforme représentera une baisse d'impôt annuelle de 4,3 milliards. La TP est remplacée par deux impôts, assis sur le foncier et sur la valeur ajoutée, pour toutes les entreprises dépassant 500.000 euros de chiffre d'affaires. La répartition entre collectivités et le mode de calcul de ces impôts locaux ont été réécrits à plusieurs reprises lors du débat parlementaire. Vendredi, le gouvernement a encore imposé une quarantaine d'amendements (!), dont certains permettent de concilier les enjeux de solidarité (chers au Sénat) et de compétitivité (chers aux députés) des collectivités locales. Pour les départements et les régions, 75 % du nouvel impôt économique seront versés selon la localisation réelle des entreprises et 25 % selon des critères de mutualisation : dépenses sociales et voiries pour les départements, nombre d'élèves et population pour les régions.

· Taxe carbone

La taxe carbone sera mise en oeuvre à compter du 1er janvier, dans l'objectif de réduire la consommation d'énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz). Il s'agit d'un impôt incitatif, sans réel rendement pour l'Etat, même si celui-ci récupérera 1,5 milliard d'euros auprès des entreprises. La tonne de CO2 émise sera facturée à hauteur de 17 euros. Concrètement, la réforme se traduira, l'an prochain, par une hausse de 4,11 centimes par litre d'essence et 4,52 centimes par litre de gazole. Les ménages acquitteront 2,7 milliards d'euros de taxe et se verront restituer autant sous forme de réduction d'impôt ou de « chèque vert », pour les non-imposables, dès février. Députés et sénateurs sont parvenus à faire voter de multiples exonérations (handicapés, outre-mer, HLM, etc.), mais la plupart ont été annulés par le gouvernement. Au final, seules les professions exposées bénéficieront d'un régime de faveur : les transporteurs routiers, fluviaux et maritimes seront exonérés partiellement pendant au moins quatre ans, à hauteur de 35 % l'an prochain. Les agriculteurs et les pêcheurs n'acquitteront, eux, que le quart de la taxe.

· Niches fiscales

Les sénateurs ont convaincu les députés de réduire le plafond global des niches fiscales de 25.000 euros par ménage, plus 10 % des revenus, à 20.000 euros plus 8 % des revenus. Vendredi, le gouvernement a fait passer un amendement de dernière minute pour geler l'effet de ce durcissement sur les investissements dans les DOM et les projets de rénovation (Malraux) lancés avant le 1er janvier 2010. Outre ce plafonnement global, les parlementaires ont décidé de fiscaliser, à 50 %, les indemnités versées en cas d'accident du travail. A l'inverse, les sénateurs ont élargi la réduction d'impôt en cas de dons d'argent aux petits-enfants et arrière-petits-enfants, en relevant la limite d'âge de 65 à 80 ans.

· Immobilier

Le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt (loi Tepa) restera fixé à 40 % des intérêts versés la première année et 20 % les quatre années suivantes, pour les acquéreurs de logements situés dans des bâtiments basse consommation. Mais elle sera ramenée à 35 % la première année et à 15 % les quatre années suivantes, en cas d'acquisition d'un logement « non vert ». Après plusieurs revirements, les parlementaires ont décidé d'accorder un an de sursis aux investisseurs locatifs (dispositif Scellier) qui acquièrent un logement gourmand en énergie : ce n'est qu'en 2011 qu'ils verront la réduction d'impôt ramené de 25 % à 15 % de leurs dépenses.

LUCIE ROBEQUAIN, Les Echos



 

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Essilor se diversifie dans les lunettes à petits prix
Publié le 17-12-2009 par chroniques
 

 

[ 17/12/09  ]

Le leader mondial des verres ophtalmiques va acquérir FGX International, spécialiste américain des lunettes prémontées. Cette opération de 565 millions de dollars permet au groupe français d'entrer sur un nouveau marché en pleine croissance. Essilor paie une prime de 27 % par rapport au cours moyen des deux derniers mois.

 

 

Essilor entre sur un nouveau marché, celui des lunettes prémontées, appelées aussi « lunettes loupes ». Des modèles fabriqués en série pour des presbytes, avec les mêmes verres pour les deux yeux et ne nécessitant pas de prescription d'un ophtalmologue. Leur prix d'accès est d'environ 15 euros en Europe. Loin de celui des verres à haute valeur ajoutée, comme Varilux, dans le portefeuille du leader mondial des verres ophtalmiques. Pour opérer cette diversification, Essilor a annoncé hier l'acquisition du groupe américain FGX International, le numéro un outre-Atlantique des lunettes prémontées pour un montant de 565 millions de dollars (388 millions d'euros), y compris la reprise d'environ 100 millions de dollars de dette. A 19,75 dollars par action, l'offre amicale d'Essilor présente une prime de 27 % par rapport au cours moyen des deux derniers mois. Elle équivaut à 20 fois le bénéfice par action attendu cette année. Société en pleine croissance, FGX a réalisé un chiffre d'affaires de 256 millions de dollars l'an dernier pour un résultat net de 17 millions, et emploie 375 personnes.  La société américaine dégageant une rentabilité comparable à celle d'Essilor, le groupe français estime que cette entrée sur un marché moins haut de gamme que ses activités traditionnelles devrait avoir un impact positif sur ses résultats dès 2011. L'opération doit être finalisée en 2010. Elle attend le feu vert des autorités réglementaires, et aussi celui de plusieurs actionnaires représentant près de 33 % du capital, qui doivent se réunir en assemblée générale extraordinaire pour approuver la vente.

« C'est une décision stratégique, a insisté hier Hubert Sagnières, le directeur général délégué d'Essilor. Il s'agit pour nous d'un nouveau marché, complémentaire de notre activité de verres de prescription et dont la croissance est supérieure à celle de notre coeur de métier. » De fait, le marché des lunettes prêtes à l'emploi, qui atteint 1 milliard d'euros dans le monde, devrait progresser de 4 % à 8 % par an dans les années à venir, contre 2 % à 3 % pour celui des verres de prescription estimé, lui, à 9 milliards d'euros.

Un prix d'achat jugé « élevé »

L'acquisition de FGX va ainsi permettre au champion tricolore de proposer des lunettes moins chères, à la portée de toutes les bourses et donc d'offrir « une vision “ low cost ” », selon Hubert Sagnières. Aujourd'hui 2,4 milliards de personnes ont un défaut visuel non corrigé, la proportion allant de 5 % dans les pays matures, comme la France, à environ 50 % en Chine. Autre avantage de cette opération, l'accès pour Essilor à de nouveaux circuits de distribution : les gammes de FGX international, qui propose aussi des lunettes de soleil (33 % des ventes), sont vendues dans la grande distribution, les pharmacies, le duty free et les professionnels de l'optique, soit plus de 68.000 points de vente. Ce qui ne signifie pas qu'Essilor envisage à terme de vendre ses verres de prescription dans ces circuits. « Il s'agit d'une nouvelle division, sans synergie avec notre savoir-faire ni risque de cannibalisation, reprend Hubert Sagnières. Elle va constituer une base solide pour une expansion mondiale. »

Cette division sera basée à Rhode Island, aux Etats-Unis, siège de FGX, dont la direction actuelle sera maintenue aux commandes. « Ce projet de fusion va nous permettre d'étendre notre présence en Europe, en Asie et dans les autres régions du monde », souligne son président Alec Taylor. Pour l'heure, la société est surtout présente, outre son marché historique, au Canada, en Grande-Bretagne et au Mexique. Ce développement mondial se fera par le biais d'autres acquisitions de spécialistes des lunettes prémontées, un marché très fragmenté avec une multitude de petits acteurs locaux dont les ventes varient de 5 millions à 25 millions d'euros. FGX fait fabriquer la totalité de sa production en Chine, par 7 sous-traitants, et assure la création et le design.

Le financement de cette opération sera assurée par « des liquidités disponibles et des lignes de crédit existantes », a indiqué Essilor. Le marché a réagi sans éclat à cette annonce. Le cours du groupe français a progressé de 0,7 % à la Bourse de Paris. Les analystes de CM-CIC se sont déclarés « surpris » par cet achat « conséquent », soulignant que « c'est la première fois que le groupe sort de son domaine, les verres correcteurs ». Ils s'interrogent aussi sur le prix d'acquisition, « qui semble relativement élevé ».

DOMINIQUE CHAPUIS, Les Echos


 

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Presse : « Dépôt de bilan », le terme est lâché aux NMPP
Publié le 15-12-2009 par chroniques
 

 

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 14/12/2009 

Marchand de journaux à Nice le 5 mars 2009 (Eric Gaillard/Reuters)

Les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), principal acteur de la distribution de la presse en France, viennent d'adopter un nouveau nom. Mais s'appeler « Presstalis » ne changera rien au fait que l'opérateur est à neuf mois du dépôt de bilan, selon un document confidentiel qu'Eco89 a pu consulter.

Jeudi dernier, le directeur général des NMPP, Rémy Pflimlin, conviait les journalistes à visiter le nouveau siège de son entreprise, qui lui permettra d'économiser 6,5 millions d'euros par an. L'occasion aussi de dévoiler son nouveau nom. Le désormais patron de Presstalis s'est voulu rassurant sur la situation financière du groupe, détenu à 51% par cinq coopératives d'éditeurs de presse et à 49% par Lagardère, qui en est l'opérateur :

« La question de la trésorerie ne se pose pas aux NMPP, pas à court terme. (…) Dans nos projections 2010, il n'y a pas de difficulté importante de prévue. »

 

Eco89 a eu connaissance d'un document qui montre de manière éclatante le contraire. Il s'agit du compte-rendu d'un conseil d'administration de la Coopérative de la presse périodique (CPP), l'une des plus importantes des NMPP (le président de la CPP, Jean de Montmort, préside d'ailleurs aussi le conseil de gérance des NMPP).

Ce conseil s'est tenu le 25 septembre. Plusieurs administrateurs de la CPP, mais aussi des dirigeants de la coopérative ou des messageries, y tiennent des propos extrêmement alarmants quant à la situation financière du groupe dans son ensemble.

« Loïc Guilloux suggère d'aller jusqu'au dépôt de bilan »

Ainsi, Pierre Pus, directeur général adjoint des NMPP et directeur des affaires administratives et financières du groupe, parle du « cap difficile de trésorerie d'août 2010 ». La phrase complète est même explosive, puisqu'elle remet en cause le plan de départs volontaires actuellement en cours :

« M. Pus précise que 120 personnes doivent quitter l'entreprise d'ici le 1er janvier 2011, ce qui représente un coût de 26 M€. Geler le plan permettrait de passer le cap difficile de trésorerie d'août 2010. »

 

Le président de Condé Nast France -éditeur de GQ, Vogue, Glamour… et administrateur de la CPP- Xavier Romatet, se prononce aussi pour un gel du plan des NMPP.

Avec une prévision de résultat en déficit de 17 millions d'euros en 2009, ou plutôt de 47 millions d'euros en incluant la dépréciation d'actifs, la situation est effectivement alarmante. Si les NMPP sont encore en déficit l'an prochain, elles seront obligées de trouver de nouveaux fonds propres, ou de déposer le bilan :

« Pour [le directeur de la CPP Jean-Paul] Abonnenc, trois voyants sont au rouge : l'exploitation, les fonds propres et la trésorerie. »

 

Un administrateur, Loïc Guilloux (Prisma Presse), « suggère d'aller jusqu'au dépôt de bilan ». En réponse, Jean-Paul Abonnenc rappelle « la nécessité de reconstituer les fonds propres de l'entreprise d'ici un an qui, si elle n'est pas réalisée, nous rapprochera d'une telle décision ». Le président de la CPP se prononce pour un « appel de capital ».

Outre la crise générale de la presse écrite (le document précise que tous les chiffres de vente sont en baisse, sauf ceux de la presse féminine), cette dramatique « dérive budgétaire » a plusieurs raisons. Sur les CDD et les heures supplémentaires par exemple, l'excédent de dépense est de 3,9 M€ par rapport au budget.

Un chiffon rouge pour le syndicat du livre

Certaines des solutions proposées pourraient mettre en rogne le très puissant syndicat du Livre, majoritaire aux NMPP :

« Les frais de personnel ne baissent que de 1,6 M€ alors qu'un différentiel de 4,5 M€ était inscrit au budget. Le président souhaite connaître la raison de cette dérive.

M. Pus précise que, sur l'ensemble de l'année, la masse salariale devait baisser de 15 M€, mais que seulement 7,5 M€ seront réalisés car le nombre de postes n'a pas baissé autant que les départs […].

M. Pus craint que, si une renégociation n'intervient pas, les départs en retraite soient en partie remplacés. Le président souhaite que cette renégociation intervienne au plus vite.

[L'éditeur du Figaro Frédéric] Cassegrain met en garde les NMPP sur l'éventualité de conflits en octobre et novembre. M. Pus ajoute que l'entreprise n'a plus les moyens de financer de telles dérives. »

 

Pour éviter la catastrophe, les administrateurs évoquent aussi la possibilité d'augmenter les barèmes (les tarifs que payent les éditeurs pour la distribution), mais l'un d'eux, Yves de Kerautem (Réponses Maison), « juge inacceptable une hausse de trois points », qui permettrait de dégager 60 millions d'euros.

« S'il y a un problème de trésorerie… »

Le directeur général de Presstalis, Rémy Pflimlin, n'a pas pu être joint lundi pour commenter les criantes différences entre ses déclarations de jeudi et ce compte-rendu. La semaine dernière, il faisait une déclaration qui devrait mécontenter les éditeurs :

« Si il y a un problème de trésorerie, il faudrait examiner la possibilité de payer plus tard les éditeurs. »

 

Or ceux-ci sont déjà étranglés par la crise… Interrogé sur d'éventuels changements de situation depuis le 25 septembre, un porte-parole de Presstalis a rappelé que la baisse du chiffre d'affaires se stabilise (-7% prévus sur 2009) et évoqué « 20 millions d'euros d'économie réalisées », sans plus de précision :

« Les débats dont vous faites état ne sont pas publics, seulement une trentaine de personnes à Paris sont au courant. Il y a une crise, ça va mal, mais des mesures sont prises et les choses sont sous contrôle. »

 

La distribution de la presse, et la situation économique de son principal acteur français, les NMPP, est un problème récurrent pour le gouvernement et les acteurs de la filière. Cette question devait être abordée lors des états généraux de la presse en 2008, mais les débats ont surtout abouti à un plan de modernisation de la distribution, et non à une refonte totale du modèle économique. Qui semble pourtant de plus en plus indispensable.

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Les groupes du CAC 40 paient moins d'impôts que les PME
Publié le 14-12-2009 par chroniques
 

[ 14/12/09  - 08H44 - Reuters  ]

Russell Boyce

 

PARIS (Reuters) - Les 40 plus importantes sociétés françaises payent 2,3 fois moins d'impôts sur les bénéfices que les petites et moyennes entreprises, selon un rapport du Conseil des prélèvements obligatoires publié par La Tribune.
Quand une PME paye 100 euros, une entreprise du CAC 40 en acquitte donc 43, écrit cet organisme public en rapportant la facture fiscale à l'excédent net d'exploitation.
Il arrive ainsi à un taux "implicite" d'imposition qui est de 30% pour les entreprises de moins de neuf salariés et passe à 13% pour les entreprises de plus de 2.000 salariés et 8% pour les entreprises du CAC 40.
Cette situation est due à ce que les sociétés appellent "l'optimisation fiscale", diverses techniques utilisées pour alléger la facture des impôts et qui passent souvent par une implantation dans les paradis fiscaux.
Selon une enquête du périodique Alternatives économiques, les sociétés de CAC 40 possèdent environ 1.500 filiales dans ces pays dont les pratiques ont été officiellement condamnées par les pays du G20, qui a assuré qu'il entendait les faire rentrer dans le rang.
Le manque à gagner pour l'Etat issu de cette "optimisation fiscale" des bénéfices du CAC 40 est de huit milliards d'euros, selon le rapport cité par La Tribune.
Les grandes sociétés n'acquittent que 13% du total des recettes de l'impôt sur les sociétés, tandis que les PME de moins de 250 employés en apportent 21%.
Thierry Lévêque, édité par Grégory Blachier
 

 


 

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Contraction de plus de 10% du commerce mondial en 2009, estime Lamy
Publié le 07-12-2009 par chroniques
 

 

 

Le commerce mondial devrait se contracter cette année de plus de 10% en raison de la crise économique mondiale, un chiffre "sans précédent", a averti à Séoul le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy.

Tout en admettant que les gouvernements avaient réalisé des progrès pour lutter contre la crise, le responsable a estimé que beaucoup restait à faire. "En février de cette année, la crise avait atteint son faîte", a déclaré Pascal Lamy, lors d'un forum dans la capitale sud-coréenne. "Moins d'un an plus tard, des progrès ont été accomplis, mais nous ne sommes pas encore tirés d'affaire", a-t-il ajouté, regrettant que "le processus de nettoyage en est à mi-chemin, mais les progrès sont encore trop lents".

Le bouclage des négociations du cycle de Doha est crucial

Dans ce contexte, "les pressions pour l'adoption de mesures protectionnistes... avec leurs gains illusoires pour les économies nationales, ne vont pas disparaître de sitôt", a-t-il poursuivi. Le patron de l'OMC a estimé à ce sujet que boucler les négociations dites du cycle de Doha sur la libéralisation des échanges avant fin 2010 était crucial.

Mais, "cela ne se produira que si chacun est disposé à faire de sérieux efforts", a-t-il prévenu. Les négociations sont en effet au point mort depuis des mois en raison de l'absence notoire d'implication des Américains. Une réunion ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce la semaine dernière à Genève n'a pas permis de sortir les négociations de l'impasse.

Pascal Lamy avait reconnu que des "divergences" existaient toujours entre les 153 membres de l'OMC et qu'il était encore trop tôt pour fixer un calendrier à la négociation en 2010. Les ministres se sont engagés à évaluer au printemps prochain les progrès accomplis depuis le début de leurs discussions en 2001.

Les Echos (Source : AFP)
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Londres envisage un "super-impôt" sur les bonus
Publié le 07-12-2009 par chroniques
 

 

[ 07/12/09  - 09H35 - AFP  ]


M. Darling réfléchit à un impôt qui frapperait les bonus au-dessus d'un certain niveau, et pour une période limitée, selon le Financial Times. La BBC indique qu'un tel impôt pourrait viser non seulement les banques britanniques, mais aussi les banques étrangères installées à Londres.
"Dans une période aussi difficile que celle-ci, je pense que les gens comprendront qu'il faut s'attendre à ce que les épaules les plus larges supportent le poids le plus lourd", avait lancé dimanche M. Darling dans une interview.
A quelques mois des élections législatives, un tel impôt serait sans doute populaire dans un pays très mécontent contre les banques, qui semblent avoir renoué avec la culture des bonus géants sans considération pour les centaines de milliards de livres déversés dans le système bancaire depuis l'an dernier pour l'empêcher de s'effondrer.
Le gouvernement aurait songé aussi à une taxe sur les bénéfices des banques, qui rapporterait selon le Times deux milliards de livres (2,2 milliards d'euros) avec une taxation à 10%, mais y aurait renoncé, selon le Financial Times.
M. Darling présentera son pré-budget dans un contexte de forte hausse de la dette publique, et d'un déficit public qui devrait équivaloir cette année à au moins 12,4% du produit intérieur brut (PIB).
Le Premier ministre Gordon Brown devait, dans la journée de lundi, prononcer un discours dans lequel il indiquerait comment le gouvernement, par des baisses de dépenses publiques, compte réduire ce déficit de moitié en quatre ans.

 
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Régulation financière européenne : l'Entente cordiale se fissure
Publié le 03-12-2009 par chroniques
 
MICHEL BARNIER

La belle unité affichée lors du sommet du G20 de Pittsburgh fin septembre n'est plus qu'un souvenir depuis la nomination de Michel Barnier au poste de commissaire européen au Marché intérieur, chargé de la régulation financière en Europe. Les Britanniques s'inquiètent de l'arrivée d'un Français à ce poste, qui pourrait leur imposer un excès de régulation, tandis que Nicolas Sarkozy a pour sa part salué "le triomphe des idées françaises".

Hier, Alistair Darling, le ministre des Finances britannique a demandé aux autres pays européens de "ne pas étouffer la City" sous un excès de régulation. Cette déclaration faisait écho à celle du Président de la république française, qui voyait dans la nomination de Michel Barnier "la victoire du modèle européen qui n'a rien à voir avec les excès d'un capitalisme financier".

De son côté, la très influente Association des banquiers britanniques (BBA) a jugé mercredi "hostiles" les propos tenus par Nicolas Sarkozy sur la crise, ajoutant que la Président français avait sapé la confiance dans les nouvelles institutions européennes.

Pour calmer les esprits, l'Elysée a démenti ce jeudi les informations du Financial Times, qui annonçait une rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre Gordon Brown à Londres vendredi, pour rassurer les Britanniques sur les intentions françaises en matière de régulation. Un entretien aura cependant bien lieu la semaine prochaines entre les deux hommes, en marge du Conseil européen de Bruxelles.

Les décisions du G20 pour "feuille de route"

Côté français, on ne peut pas dire que les déclarations du gouvernement cherchent à calmer le jeu. La France "ne va quand même pas s'excuser d'avoir un commissaire européen" au services financier, a ainsi déclaré le ministre du Budget Eric Woerth.

Les tensions franco-britanniques n'aident pas vraiment Michel Barnier dans sa mission européenne. L'ancien ministre de l'Agriculture a annoncé qu'il rencontrerait le ministre des Finance Alistair Darling avant la fin de l'année pour le rassurer sur ses intentions en matière de régulation financière. Il a précisé que sa "feuille de route est claire: ce sont les décisions du G20".

Cherchant à se distancer du gouvernement français, le futur commissaire européen a également précisé qu'il se rendrait à Londres "seul" et qu'il rencontrerait "dans le même esprit" le ministre allemand des Finances "le plus tôt possible et les autres responsables européens".

Marion Senant

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La BCE relève ses prévisions de croissance pour 2010
Publié le 03-12-2009 par chroniques
 

La Banque centrale européenne (BCE) - qui tenait ce jeudi son conseil des gouverneurs - s'attend désormais pour 2009 à une récession de la zone euro moins importante que prévu jusqu'à présent, l'atténuant de -4,1% à -4%.

L'institution a également relevé sa prévision de croissance pour 2010 en zone euro, tablant sur une hausse de 0,8% l'an prochain, contre 0,2% précédemment, et a prévu une accélération à 1,2% en 2011.

"L'économie de la zone euro ne devrait croître qu'à un taux modéré en 2010 et le processus de reprise devrait être irrégulier", a cependant nuancé son président Jean-Claude Trichet, lors de sa traditionnelle conférence de presse. "Certains des facteurs qui soutiennent actuellement la reprise sont de nature temporaire" et "les perspectives restent sujettes à une incertitude élevée".

Un taux directeur inchangé

Par ailleurs, l'institution a décidé ce jeudi, sans surprise, de garder son principal taux directeur (le "refi") inchangé à 1%, son plancher historique. Un niveau que son président Jean-Claude trichet a une nouvelle fois qualifié d'"approprié".

Concernant l'inflation, la BCE mise sur une hausse des prix de 0,3% en 2009 (contre 0,4% jusqu'à présent), de 1,3% en 2010 (contre 1,2%) et elle a donné une première prévision pour 2011, de 1,4%. Les prix devraient ainsi rester dans la limite tolérée par la BCE, à savoir une inflation légèrement inférieure à 2% sur le moyen terme.

Des mesures en matière de liquidité "plus aussi nécessaires"

"L'amélioration de la situation des marchés financiers a montré que nos mesures en matière de liquidité n'étaient plus toutes aussi nécessaires que par le passé, a indiqué Jean-Claude Trichet.

"Par ces décisions, l'Eurosystème continuera de fournir des liquidités en soutien au système bancaire de la zone euro pendant une période prolongée dans des conditions très favorables et à faciliter l'octroi de crédits à l'économie de la zone euro."

La BCE va cependant mettre fin progressivement aux mesures non conventionnelles mises en place dans l'urgence pour conjurer la crise. 

Elle a ainsi annoncé ce jeudi qu''elle mettait un terme aux opérations de refinancement sur un an, l'une des mesures les plus spectaculaires mises en place par l'institution. Le dernier appel d'offres sur un an, qui doit être proposé aux banques le 16 décembre, "sera le dernier", a confirmé Jean-Claude Trichet.

La décision par ailleurs d'indexer le taux d'intérêt de cette dernière opération, alors qu'il était fixé à 1% pour les deux précédentes, "ne doit pas être interprété" comme un tournant dans le cap de la politique monétaire. "Nous considérons que toute la constellation des taux est appropriée", a insisté le Français.

"Nous avons aussi décidé de continuer à procéder à nos principales opérations de refinancement dans le cadre d'une procédure de taux fixe avec des adjudications illimitées aussi longtemps que nécessaire, au moins jusqu'à la troisième période de reconstitution des réserves de 2010, qui se terminera le 13 avril", a annoncé Jean-Claude Trichet.

Enfin, a indiqué le président de la BCE, "en ce qui concerne les opérations de refinancement à plus long terme, pour le premier trimestre 2010, nous avons décidé de procéder à la dernière opération à plus long terme à six mois le 31 mars 2010. Cette opération sera réalisée en utilisant une procédure d'appel d'offres à taux fixe avec adjudications complètes, comme ce sera le cas pour les opérations de refinancement à plus long terme à trois mois déjà annoncées pour le premier trimestre 2010."

Le président de la BCE a aussi estimé qu'il ne fallait pas surestimer la gravité de la crise de solvabilité à Dubaï, qui a récemment semé un vent de panique sur les marchés mondiaux.

latribune.fr

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Les ministres des Finances de l'Union européenne se sont entendus sur la création de trois nouvelles autorités de supervision des marchés financiers, de la banque et de l'assurance.
Publié le 02-12-2009 par chroniques
 

 Au terme de cinq heures de négociations et de plusieurs mois de tractations entre les capitales européennes, en particulier entre Londres, Paris et Berlin, les Vingt-Sept sont parvenus à un compromis complexe sur la manière dont ses autorités prendront leurs décisions, contraignantes, et dont les ministres européens pourront les remettre en question.

"C'est un aboutissement. Aujourd'hui, nous avons un document de compromis qui nous permet d'avoir des autorités européennes de supervision avec un poste de pilotage macroéconomique et des autorités de supervision dans le domaine de la banque, de l'assurance et des marchés qui consacrent une véritable coordination européenne", s'est félicité Christine Lagarde. "Cela a été un processus laborieux, mais je considère aujourd'hui que l'Europe a fait un réel progrès en matière bancaire et financière (...) On est en train de créer une vraie autorité de supervision européenne".

La réforme, inspirée du rapport remis en février par Jacques de Larosière à la Commission européenne, prévoit la création d'une autorité de supervision des risques macroéconomiques, le Comité européen du risque systémique, et trois autorités de contrôle des marchés, de la banque et de l'assurance, dont les recommandations à l'égard des superviseurs nationaux auront un caractère contraignant.

La Grande-Bretagne, qui voit d'un mauvais oeil le renforcement des pouvoirs de ces autorités, a cependant obtenu deux concessions après avoir négocié pied à pied. D'une part, une minorité de bloquage sera instaurée dans le cadre de la prise de décision de ces autorités et, d'autre part, lorsque une recommandation aura un impact fiscal sur un Etat membre, ce dernier pourra saisir le conseil Ecofin pour lui demander de la confirmer ou l'infirmer.

Dans le premier cas, selon la procédure de médiation, une majorité des votes exprimés sera nécessaire. Dans le second, selon la procédure d'urgence, une majorité simple des Vingt-Sept sera suffisante.

A l'issue de la réunion, la délégation britannique a déclaré qu'elle avait obtenu des garanties pour protéger les intérêts de la City de Londres et a cherché à minimiser la portée des nouvelles compétences octroyées aux autorités de supervision.

La refonte du dispositif européen de régulation financière a mis en évidence des divergences entre une approche anglo-saxone et un modèle "continental", selon les mots de Nicolas Sarkozy. Ce dernier devrait d'ailleurs visiter le centre financier londonien dans les prochains jours pour rassurer les acteurs de la finance outre-Manche, dont les craintes ont redoublé après la nomination de Michel Barnier comme commissaire européen au Marché intérieur vendredi.

L'accord obtenu mercredi à Bruxelles devra désormais être endossé par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE lors d'un sommet européen le 10 et 11 décembre prochains. Les Vingt-Sept devront ensuite parvenir à un texte commun avec le parlement européen, qui co-décide sur ce dossier, et qui a laissé entendre qu'il aurait son mot à dire. Les députés européens souhaitent en particulier oeuvrer à une plus grande coordination entre les nouvelles autorités, qui devraient être sur pied dans le courant de l'année 2010

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La France abat ses dernières cartes pour arracher le marché nucléaire d'Abou Dhabi
Publié le 29-11-2009 par chroniques
 

Jusqu'à présent, EDF était seulement venu en renfort - à la demande expresse de l'Elysée - pour épauler techniquement le consortium Areva-GDF Suez-Total, qui propose le réacteur EPR (troisième génération). Changement de stratégie à l'issue de la convocation, mardi 24 novembre, des PDG des quatre groupes concernés autour du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. EDF doit s'impliquer davantage pour apporter la signature "made in France".

Le premier ministre a annoncé jeudi, lors d'une visite du chantier de l'EPR de Flamanville (Manche), que le gouvernement a "mis en place un nouveau montage dans lequel EDF et GDF Suez notamment ont une place importante". "Comme la compétition est rude (...), il a fallu mettre en place une organisation entre EDF, Areva et les autres acteurs, qui soit la plus adaptée possible à la demande du client", a ajouté François Fillon, en indiquant que les autorités d'Abou Dhabi souhaitaient " que ce soit EDF qui pilote les choses". Il a précisé que quand un pays le demandera, "ce sera EDF qui pilotera" - fort de ses quarante ans d'expérience dans la conception, la construction et l'exploitation du parc français.

Ces déclarations valident la volonté d'Henri Proglio, nouveau PDG d'EDF, de replacer son groupe à la tête de la filière nucléaire, comme dans les années 1980 et 1990. Mais en partie seulement. Car le premier ministre a rappelé que "cette filière a été structurée et est conduite par l'Etat". Et que "c'est sa responsabilité d'(en) assurer la cohérence". Pour Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie et de l'énergie, ce n'est pas une entreprise mais un pays qui vend du nucléaire civil. Cette démarche explique les voyages éclairs de M. Guéant à Abou Dhabi et l'implication personnelle du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, dans ce dossier.

Arrogance des Français, qui ont déjà eu cette attitude avec l'avion de combat Rafale ? Ils jugent, comme M. Fillon l'a exprimé à Flamanville, que l'EPR est "le meilleur réacteur dans le monde". Sous-estimation de l'importance du prix de l'EPR ? Un seul réacteur coûte environ 4 milliards d'euros et les Emiratis sont prudents dans leurs investissements, en dépit de leurs immenses richesses. D'autant qu'Abou Dhabi doit aujourd'hui voler au secours de son voisin Dubaï, en pleine déconfiture financière. Inadaptation de la puissance de l'EPR (1 650 mégawatts) ? Il n'est pas sûr que le marché de l'électricité au Moyen-Orient, pourtant en plein essor, ait besoin de réacteurs aussi puissants. Tout cela a renforcé la crédibilité de l'offre présentée par le consortium coréen emmené par Kepco (associé à Hyundai), qui a une solide expérience nucléaire : ses 20 réacteurs fournissent 40 % de l'électricité de la Corée du Sud.

Le prix du réacteur, la force de l'euro par rapport au dollar et la désorganisation de la filière française se sont conjugués pour handicaper, sinon compromettre, l'offre de la France. Très présents dans le Golfe, GDF Suez (production d'électricité) et Total (exploration et production pétrolières) ont sans doute surestimé leurs forces. EDF reste indispensable. Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, se veut confiant : "Ce n'est pas perdu, nous nous battrons jusqu'au bout."

Les critiques récemment émises par trois autorités de sûreté nucléaire (France, Royaume-Uni, Finlande) sur le contrôle commande de l'EPR (cerveau de la centrale) n'ont pas arrangé les choses (Le Monde du 4 novembre). Vendredi, les gendarmes du nucléaire britannique ont réaffirmé que l'implantation d'EPR au Royaume-Uni - le réacteur choisi par EDF, E.ON, RWE ou Iberdrola - n'était pas remise en cause. Mais qu'il restait "encore beaucoup de travail" pour qu'il certifie le réacteur français et l'AP 1000 de Toshiba-Westinghouse.

Jean-Michel Bezat
LE MONDE | 27.11.09 |

 

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Le bulbe d'ail a sa bulle
Publié le 29-11-2009 par chroniques
 

Même chose en Chine, où les écoles se sont empressées de constituer des réserves d'ail, censé avoir des vertus anti-infectieuses. Et comme, en plus, les spéculateurs chinois ont reniflé dans l'odeur entêtante du bulbe, celle, enivrante, du joli coup financier, les cours de l'ail chinois ont explosé : les prix de gros sur les marchés locaux, comme par exemple à Pékin, atteignent jusqu'à quinze fois les cours constatés en mars, révèle le Financial Times dans son édition du 26 novembre.

Avec une production évaluée à 12,06 millions de tonnes en 2007, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la Chine récolte 80 % de l'ail consommé dans le monde. Et c'est de très loin le premier exportateur de la planète, avec 1,44 million de tonnes, devant l'Argentine (120 490 tonnes) et l'Espagne (49 625 tonnes).

"Avec ses prix extrêmement bas, la Chine a laminé les marchés européens depuis la seconde moitié des années 1990, explique Bernard Bonhoure, vice-président de l'Association nationale interprofessionnelle de l'ail (Aniail). Le Brésil, le plus gros importateur du monde, a ainsi complètement délaissé les Espagnols pour basculer sur la Chine." Une déferlante que l'Union européenne a tenté de circonscrire à travers une "clause de sauvegarde", adoptée il y a une dizaine d'années, limitant les importations d'ail chinois, quasiment absent des linéaires français mais très présent dans les pays nordiques.

Mais vu le poids de sa production, la Chine donne le ton pour tout le marché mondial : "Le prix de l'ail argentin a doublé depuis le début de la flambée des cours en Chine", explique M. Bonhoure. Voilà qui pourrait à terme favoriser les producteurs français et leurs 22 000 tonnes produites chaque année. Bien plus que les vertus qui ont longtemps fait la renommée du bulbe dans notre pays : celle d'une plante stimulant la virilité des hommes, une légende qui poussait le roi Henri IV à en consommer tous les matins pour ne pas faire mentir sa réputation de grand amant.

Clément Lacombe

 

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La chute de Dubaï fait trembler la planète financière
Publié le 27-11-2009 par chroniques
 

 

Arnaud Rodier
27/11/2009 | 

 

L'onde de choc s'est propagée à la vitesse de l'éclair ce jeudi, dans le Golfe comme dans le reste du monde. La quasi-faillite de l'émirat de Dubaï, obligé de demander à ses créanciers un moratoire de six mois pour deux de ses principales entreprises, Dubai World et Nakheel, incapables de rembourser les 59 milliards de dollars qu'elles ont empruntés, a secoué tous les marchés financiers.

Les Bourses asiatiques poursuivaient leur repli vendredi. Tokyo a chuté de plus de 3,0% en clôture, tandis que Hong Kong reculait de 3,45% à la mi-séance. Shanghai affichait un repli de 1,05% à la mi-séance. Séoul a terminé sur une dégringolade de 4,69%. «La dernière chose que l'on souhaiterait voir est un effet domino», s'alarme la banque d'investissement EFG-Hermes, qui redoute des reports de paiement de dettes d'autres firmes, notamment dans les pays émergents.

Sans attendre, les agences de notation Moody's et Standard & Poor's ont déclassé six des groupes les plus importants de Dubaï, dont DP World, filiale de Dubai World, la compagnie de l'eau et de l'électricité, et le géant de l'immobilier Emaar Properties. «Bien que Nakheel ne soit pas noté par Moody's, cela constitue un précédent important pour une société de premier plan faisant face à des difficultés de paiement de ses dettes et s'appuyant sur le gouvernement pour la soutenir», accuse l'agence.

 

Effet boule de neige

 

Le risque d'un effet boule de neige est bien réel. Dubaï, qui compte plus particulièrement sur son voisin Abu Dhabi pour venir à son secours, peut saper la confiance des investisseurs dans le Golfe. Investisseurs parmi lesquels les Occidentaux sont nombreux. Au nombre des créanciers de Dubai World, on retrouve les banques britanniques Barclays, Lloyds, Royal Bank of Scotland, mais aussi BNP Paribas et Credit Suisse. Selon ce dernier, l'exposition des banques européennes ne dépasserait toutefois pas 13 milliards d'euros.

En 2008, l'émirat avait attiré à lui seul pour 21 milliards de dollars d'investissements étrangers. Aujourd'hui, ces investisseurs étrangers peuvent s'inquiéter non seulement de la santé financière de Dubaï, mais encore de celle des pays de la fédération des Émirats arabes unis et de la région tout entière.

De son côté, Dubaï, symbole de l'argent facile, gagné, faute de pétrole, par l'immobilier et la finance, dispose d'un énorme portefeuille d'actifs à l'étranger. Il est le premier investisseur étranger en Tunisie et a lancé de nombreux projets dans le Maghreb, bien que certains d'entre eux aient dû être gelés en raison de la crise.

Il est actionnaire de plusieurs grosses sociétés en Asie, dont Sony, aux États-Unis et en Russie où il a acquis l'un des principaux électriciens. Il dispose également de participations en Europe, notamment dans EADS. S'il décidait, comme le craignent certains investisseurs, de s'en séparer pour rembourser ses dettes, les conséquences pourraient être catastrophiques pour la confiance des marchés financiers. Et elles le seraient tout autant si Abu Dhabi devait se retirer de Daimler, dont il détient 9%, pour l'aider. Fermée ce jeudi, Wall Street donnera son jugement ce vendredi.

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Coup de pouce aux donations des grands-parents
Publié le 26-11-2009 par chroniques
 

 

Chaque grand-parent pourra effectuer un don exceptionnel à chacun de ses petits-enfants majeurs, jusqu'à ses 80 ans, et non plus 65 ans comme fixé actuellement. Le plafond de ce don unique, à ne pas confondre avec le dispositif des donations effectuables tous les six ans, reste fixé à 31 395 euros.

Les sénateurs ont élargi les possibilités de donations familiales exonérées d'impôts, mercredi 25 novembre : chaque grand-parent pourra effectuer un don exceptionnel à chacun de ses petits-enfants majeurs, jusqu'à ses 80 ans, et non plus 65 ans comme fixé actuellement. Le plafond de ce don unique, à ne pas confondre avec le dispositif des donations effectuables tous les six ans, reste fixé à 31 395 euros.

LEMONDE.FR | 26.11.09 |

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L'éclatement de la bulle contraint Dubaï à rééchelonner d'urgence sa dette
Publié le 26-11-2009 par chroniques
 

Pays de la démesure, leur émirat est aujourd’hui au bord de la faillite, incapable d’honorer ses engagements financiers. Le choc de l’annonce, mercredi 25 novembre, du rééchelonnement de la dette de deux de ses groupes phares – le conglomérat Dubaï World et sa filiale immobilière Nakheel – jusqu’au 30 mai 2010 au moins, a été amplifié par le fait que personne ne s’attendait à un tel cataclysme. Les marchés pensaient que l’œil du cyclone s’était éloigné.

La dette de Dubaï World, estimée à 59 milliards de dollars, représente l’essentiel de celle de l’émirat, évaluée entre 80 milliards et 90 illiards de dollars (39 milliards d’euros). Sa filiale Nakheel, promotrice de la construction des célèbres îles artificielles en forme de palmiers, est incapable de rembourser, d’ici au 14 décembre, une obligation islamique d’un montant de 3,5 milliards de dollars. Une émission de 1,2 milliard de dollars de Limitless, une autre filiale de promotion immobilière de Dubaï World, arrive aussi à échéance au printemps.

Signe supplémentaire de cette grave crise financière, Dubaï a levé d’urgence 5 milliards de dollars en bons du Trésor, souscrits par deux banques d’Abou Dhabi au titre de son programme de 20milliards de dollars de bons du Trésor annoncé en début d’année.

Petits et grands argentiers de la planète sont dans leurs petits souliers. Dubaï World est l’épine dorsale de l’économie de cette petite nation du Golfe, pilier de la fédération des Emirats arabes unis. L’expansion effrénée de ce holding attrape-tout (transports, ports, immobilier, loisirs…), à Dubaï comme à l’étranger, avait été financée par un endettement colossal auprès des investisseurs, en particulier auprès du grand frère, l’émirat voisin d’Abou Dhabi, et des banques internationales.

PROJETS URBANISTIQUES ARRÊTÉS

La débâcle de Dubaï a provoqué une envolée de la prime pour assurer sa dette. De surcroît, la baisse immédiate par les agences Moody’s et Standard & Poor’s de la note financière des six principales sociétés nationales de l’émirat ne manquera pas de renchérir leurs emprunts. Or, ces entreprises doivent honorer au cours des trois prochaines années des engagements de 50 milliards de dollars, représentant les trois quarts du produit intérieur brut (PIB) de cette nation mouchoir de poche.

Le moratoire illustre la déconfiture de la seule zone du Golfe à ne pas avoir de rente pétrolière ou gazière pour se protéger des retombées du ressac économique mondial. En effet, au sein de la fédération, Dubaï n’a pas les ressources pétrolières d’Abou Dhabi, l’un des plus gros producteurs de brut au monde.

Bras armé du modèle dubaïrote, symbole de l’argent facile et d’une croissance à deux chiffres enregistrée depuis le début des années 2000, l’immobilier résidentiel ne s’est jamais remis de la débâcle de septembre 2008. Faute de liquidités, d’ambitieux projets urbanistiques pilotés par Nakheel, en particulier la tour la plus haute au monde, ont été arrêtés. Les entreprises de BTP n’ont pas été payées depuis des mois.

La crise de l’immobilier a entraîné dans son sillage le système bancaire local, fortement exposé "à la pierre". Par ailleurs, le formidable portefeuille d’actifs industriels et immobiliers à l’étranger, en particulier aux Etats-Unis, a souffert des effets des incertitudes économiques occidentales. En se diversifiant dans le secteur tertiaire faute d’excédents pétroliers, Dubaï paie le prix le plus fort.

Le coup est rude pour l’émir, cheikh Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum. Le président de Dubaï World, Ahmed Ben Sulayem, son bras droit et confident, est désormais sur un siège éjectable. La grave crise financière que travers l’Etat-métropole a déjà eu raison d’un autre homme lige, Sameer Al-Ansari, le président de Dubaï International Capital, le principal fonds souverain. A la lumière de l’omniprésence dans la vie des affaires de la famille régnante qui tire toutes les ficelles, le souverain est désormais en première ligne.

Pour sortir de l’ornière, Dubaï devra s’en remettre à Abou Dhabi. S’adressant au début du mois à une délégation d’hommes d’affaires, cheikh Mohammed s’est efforcé de les rassurer sur la solidité du couple pivot de la fédération.

Reste qu’en échange d’une nouvelle aide, le suzerain pourrait exiger de monter au capital des deux derniers bijoux de la couronne dubaïrote, Emirates Airlines et Dubaï Ports.

Marc Roche
LE MONDE | 26.11.09 |
 
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Nouvelles Frontières menacé de contentieux par ses agents mandataires
Publié le 25-11-2009 par chroniques
 

[ 24/11/09  - 

Le torchon brûle entre une grande partie des agents de voyages de Nouvelles Frontières ayant le statut de gérants mandataires et la direction du voyagiste. L'association Mandataires Nouvelles Frontières 2008 (MNF 2008) et ses administrateurs ont en effet mis en demeure la seconde aujourd'hui, menaçant de saisir la justice pour défendre leurs intérêts.

Le bras de fer intervient alors même que l'heure est à une nouvelle donne en matière de distribution des produits Nouvelles Frontières avec d'une part le récent projet de rapprochement avec la branche française de Carlson Wagonlit Travel et, d'autre part, leur distribution par Havas Voyages, autre réseau d'agences du groupe Nouvelles Frontières mais développé en franchise. Deux initiatives qui signifient la fin de l'exclusivité dont bénéficiaient jusqu'à présent les 283 agences Nouvelles Frontières quel que soit leur statut. Ce changement stratégique n'a pas tardé à se concrétiser : dès la semaine dernière, il a été diffusée une brochure comportant une quarantaine de produits NF, tant chez Carlson Wagonlit Travel que chez Havas Voyages, seule la couverture étant différente.

S'estimant lésés par la perte de leur exclusivité, les agents de voyages réunit dans l'association MNF 2008, soit une soixantaine de gérants mandataires représentant une centaine de points de vente, souhaitent des contreparties sous la forme d'une indemnité et d'une augmentation du taux de commissionnement de leurs ventes. Jugeant les propositions de la direction "ridicules" tout en dénonçant son "manque de considération", l'association a adressé ce jour un courrier de mise en demeure, dans lequel elle demande à la direction de retirer les brochures, sous peine de saisie de la justice dès vendredi avec le dépôt d'un référé. Le président de MNF 2008, Christian Rochette, ex directeur de la communication de Nouvelles Frontières, n'écarte pas de surcroît la saisie de la justice au motif de "rupture fautive" des contrats. "Nous pouvons comprendre des évolutions de stratégie mais encore faut-il en avoir discuté en amont pour préserver nos intérêts", tient-il à souligner.

"Nous respectons les contrats", assure, de son côté, le nouveau directeur général de la filiale distribution de Nouvelles Frontières, Christophe Leloup. Prêt à discuter, ce dernier est toutefois ferme sur le fond : "nous n'arrêterons pas la diffusion des brochures", déclare-t-il, avant d'ajouter que, dans un environnement de plus en plus concurrentiel, "l'exclusivité est un faux débat aujourd'hui. Le client n'appartient personne".

CHRISTOPHE PALIERSE, Les Echos


 

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Sans-papiers : les employeurs dans le collimateur du gouvernement
Publié le 23-11-2009 par chroniques
 

 

 

 

Le ministre du Travail Xavier Darcos annonce que les préfets pourront prononcer la "fermeture administrative" des entreprises employant des travailleurs sans papiers, dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France de dimanche.

"Les employeurs d'étrangers en situation irrégulière seront dans le collimateur des inspecteurs du travail" et "nous allons renforcer les contrôles et recourir à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise afin d'avoir un effet dissuasif", explique Xavier Darcos selon lequel le coût du travail illégal "est estimé à 4 % du PIB, soit 60 milliards d'euros, l'équivalent du budget de l'Education nationale".

"S'il est avéré que l'activité de l'entreprise est construite autour du travail illégal ou de l'emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail, on pourra fermer administrativement cette entreprise", précise le ministre qui confiera ce "nouveau pouvoir" aux préfets. Concernant les salariés, "en cas de perte de leur emploi du fait de son caractère irrégulier, les indemnités dues seront néanmoins versées", ajoute-t-il.

Les "donneurs d'ordre" s'exposeront également à des sanctions : "le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 prévoit une extension de la suppression des exonérations de charges sociales aux donneurs d'ordre complices de sous-traitants qui n'ont pas déclaré leur activité ou qui ont eu recours à du travail dissimulé".

Depuis le 12 octobre, plus de 5.000 travailleurs sans-papiers à travers toute la France et principalement en région parisienne se sont mis en grève pour réclamer la régularisation de leur situation, selon la CGT. Les organisations syndicales engagées dans ce mouvement doivent rencontrer Xavier Darcos le 26 novembre.

Les Echos (source AFP)

 

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Restauration : l'offensive du Sénat contre la TVA à 5,5%
Publié le 23-11-2009 par chroniques
 

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[ 23/11/09  - 16H54   - actualisé à 17:00:00  ]

 

AFP/Mychelle Daniau
AFP/Mychelle Daniau

Un retour en arrière faute de résultats satisfaisants ? La commission des Finances du Sénat vient de voter, à l'unanimité, un amendement au projet de budget 2010, visant à rétablir à 19,6% le taux de la TVA dans la restauration. Face aux demandes répétées du secteur, ce taux avait été abaissé à 5,5% le 1er juillet dernier, en vertu d'un engagement électoral de Nicolas Sarkozy et après une âpre bataille au niveau européen. Une mesure dont le coût avait été chiffré à 2,35 milliards d'euros en année pleine.

En échange de cet effort budgétaire conséquent, les restaurateurs avaient pris des engagements vis-à-vis du gouvernement : ils devaient notamment baisser leurs prix de 11,28% sur une partie de leur carte, augmenter les salaires des employés, embaucher et se moderniser. Mais, près de six mois après son entrée en vigueur, cette baisse est fortement critiquée, y compris par la majorité. Et les restaurateurs sont régulièrement accusés de ne pas jouer le jeu. En effet, d'après une étude publiée par l'Insee mi-novembre, les prix dans l'ensemble du secteur de la restauration sont restés stables en octobre, comme déjà en septembre.

"Cette baisse ne nous semble pas justifiée"

Déposé par quatre sénateurs centristes, l'amendement énonce que "dans le contexte budgétaire tendu que notre pays connaît et face au risque de creusement de notre déficit public, cette baisse de la TVA pour les restaurateurs décidée en juillet ne nous semble pas justifiée, d'autant plus que les consommateurs n'ont pas vu de résultats probants sur les prix pratiqués par les restaurateurs".

"On n'en a pas eu pour notre argent", a souligné le sénateur Philippe Marini, rapporteur UMP de la commission des Finances, qui s'était déjà déclaré défavorable à cette baisse de TVA. "On est des gens sérieux, il y a trop de trous dans le budget", a renchéri Jean-Pierre Fourcade, sénateur UMP des Hauts-de-Seine.

"Cet amendement ne sera pas voté en séance", selon une députée socialiste

De son côté, Nicole Bricq, sénatrice socialiste de la Seine-et-Marne, a déclaré qu'elle "ne se fait pas d'illusion, cet amendement ne sera pas voté en séance, mais on a été unanime en commission".

L'amendement, déposé après l'article 8 bis du projet de loi de finances 2010, doit désormais être examiné et débattu en séance publique au Sénat, dans le cadre de l'examen du Projet de loi de Finances (PLF) 2010.

JULIEN POMPEY, Les Echos
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Grand emprunt : Sarkozy valide les orientations de la commission
Publié le 20-11-2009 par chroniques
 

 

[ 20/11/09  ] 1 commentaire(s)

 

Nicolas Sarkozy veut aller vite. Recevant hier le rapport de la commission Juppé-Rocard sur le grand emprunt, le chef de l'Etat a indiqué qu'il annoncerait ses décisions sur l'utilisation et les modalités de cet emprunt « dans les premiers jours de décembre ». Il consultera les partenaires sociaux « dès la semaine prochai-ne », tandis que le Premier ministre, François Fillon, fera de même avec les partis politiques. Une fois fixé, le grand emprunt donnera lieu à une loi de Finances rectificative début 2010.« Nicolas Sarkozy a été approbateur sur les grandes orientations du rapport », a déclaré Alain Juppé dans la foulée de la remise du document de 128 pages.

Sept grandes priorités

Ce rapport a identifié 17 domaines d'action répartis dans sept grandes priorités stratégiques ciblées sur l'enseignement supérieur, la recherche, l'innovation et la croissance verte, et correspondant à un investissement public de 35 milliards d'euros. Par effet de levier vis-à-vis des financements privés, l'effort public « devrait finalement correspondre à un investissement total de plus de 60 milliards d'euros », espère la commission (« Les Echos » d'hier). Pour atteindre ce but, « le versement des fonds publics sera conditionné au versement de fonds privés »,dans plusieurs domaines, a précisé Alain Juppé. Exemples : le démonstrateur pour l'avion du futur, les campus d'innovation ou les fonds d'amorçage pour les PME innovantes.

Alors qu'il devrait alourdir le programme d'émission de dette d'un peu plus de 20 milliards d'euros en 2010, Nicolas Sarkozy a souligné que l'emprunt« devra s'inscrire dans une stratégie de consolidation des finances publiques »,qui sera mise en oeuvre « dès que la reprise sera installée ». En contrepartie des investissements d'avenir, sera ainsi engagée « une forte maîtrise des dépenses courantes ». La commission propose de réduire ces dernières à hauteur de la charge d'intérêt généré par l'emprunt, ce que souhaite aussi le ministre du Budget, Eric Woerth.« Dans leur majorité, les investissements devront donner lieu à la constitution d'un actif à mettre en regard de l'emprunt »,ajoute l'Elysée, qui ne veut pas donner l'impression de laisser filer la dette. La commission Juppé-Rocard évalue cette part d'actifs récupérables à 20 milliards d'euros.

Premiers calculs

« Dans tous les cas, les dépenses choisies sont porteuses d'une rentabilité directe ou indirecte pour l'Etat », poursuit le rapport. La commission attend des estimations détaillées de Bercy, mais estime d'ores et déjà que les investissements d'avenir s'autofinanceront rapidement. Les premiers calculs font état d'un surcroît durable de l'ordre de 0,5 point de PIB à un horizon de cinq ans (élasticité du PIB par rapport aux dépenses de recherche et développement). En y appliquant 40 % de prélèvements obligatoires, cela signifierait 0,2 point de PIB de recettes fiscales et sociales de plus, soit quelque 4 milliards d'euros par an.

« Dans un horizon relativement proche, l'opération est autofinancée », souligne-t-on dans l'entourage d'Alain Juppé. Alors pourquoi ne pas avoir proposé 100 milliards d'investissements ? « Pour deux raisons : d'abord, les agences se seraient transformées en guichets et nous aurions financé des investissements qui, de toute façon, se seraient faits ; ensuite, il y aurait eu une remontée des taux d'intérêt avec un effet récessif sur l'activité. »

Anticipant un déficit public de 8,5 % de PIB en France l'an prochain, l'OCDE a néanmoins fustigé hier le grand emprunt, estimant qu'il « interviendra trop tard pour contribuer à la reprise et rendra encore plus difficile l'indispensable assainissement des finances publiques ».

La nécessité « d'agir vite »

Tout en reconnaissant que la montée de la dette est « porteuse de risques sérieux », la commission justifie l'emprunt par la nécessité « d'agir vite » pour préparer la croissance de l'après-crise : « Il y a deux façons de mal préparer l'avenir : accumuler les dettes pour financer les dépenses courantes, mais aussi, et peut-être surtout, oublier d'investir dans les domaines moteurs. » Si « tous les Etats sont fauchés et gèrent leur budget à l'économie », Michel Rocard a estimé que l'emprunt doit profiter du fait que « c'est encore la France et l'Allemagne qui ont le moins dérapé et qui ont gardé sur les marchés financiers la signature qui est la plus crédible actuellement ».

 

ETIENNE LEFEBVRE  ET FREDERIC SCHAEFFER, Les Echos

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Le Belge Herman Van Rompuy devient le premier président du Conseil européen
Publié le 20-11-2009 par chroniques
 

 

[ 20/11/09  ]

 

ALEXANDRE COUNIS  ET JACQUES DOCQUIERT, Les Echos
DE NOTRE BUREAU DE BRUXELLES.

Gordon Brown a capitulé plus vite que prévu. Avant même que ne démarre hier soir à Bruxelles le sommet européen qui devait désigner le nouveau président et le futur haut représentant de l'Union, il acceptait de retirer la candidature de Tony Blair pour la présidence et de proposer celle de Catherine Ashton, l'actuelle commissaire britannique au Commerce, pour le poste de chef de la diplomatie européenne. Il a ainsi levé d'entrée de jeu le dernier obstacle à la nomination du Premier ministre belge Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil européen.

Ce sont les dirigeants socialistes qui ont mis fin au suspense en annonçant en fin d'après-midi qu'ils soutenaient la candidature de Catherine Ashton au poste de haut représentant, le futur ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne.« Cette décision a été prise à l'unanimité », a expliqué l'un des participants à leur réunion. Elle avait donc été avalisée par un Gordon Brown qui, quelques heures plus tôt, soutenait encore bec et ongles la candidature de son prédécesseur au 10 Downing Street, Tony Blair, pour la présidence du Conseil.

La candidature de l'ancien Premier ministre britannique ainsi écartée, la plupart des chefs d'Etat et de gouvernement tablaient sur un choix rapide et n'ont pas été déçus. Un consensus est apparu très vite sur le nom de l'actuel Premier ministre belge, qui avait déjà fait l'unanimité, exception faite du Royaume-Uni, lors du dernier sommet européen fin octobre. Il était entendu que la présidence de l'Union devait revenir à un dirigeant de droite d'un petit pays. Le choix s'est porté d'autant plus facilement sur Van Rompuy que ses deux outsiders possibles, le Néerlandais Jan-Peter Balkenende et le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker apparaissaient sans doute trop pro-européens à Gordon Brown. Et que le chef du gouvernement belge a le profil d'un sage, fin négociateur et facilitateur de compromis. Il a indiqué hier que trois principes le guideraient dans son mandat : « le dialogue, l'unité et l'action ».

Accord rapide

Trois bonnes raisons militaient en faveur de la nomination de Catherine Ashton. C'est une femme, comme l'exigent depuis le début de la semaine les eurodéputées tous partis confondus. Elle vient d'un grand pays à longue tradition diplomatique. Travailliste, elle appartient à la famille socialiste, à laquelle le poste était promis au terme d'un accord avec le PPE, le principal parti de droite de l'assemblée dont un membre préside déjà le Parlement et un autre la Commission.

« Cela s'est passé relativement facilement ou en tout cas rapidement », s'est félicité à l'issue du conseil Nicolas Sarkozy. Le président de la République a salué les qualités qui ont amené les Vingt-Sept à faire ces choix. « Herman est un homme habitué aux compromis au bon sens du terme », a-t-il souligné. C'est aussi, selon lui, « l'une des personnalités les plus fortes autour de la table du conseil ». Quant à Catherine Ashton, « elle a joué un rôle essentiel à la Chambre des lords pour faire passer le traité de Lisbonne, ce qui n'est pas rien ». De son côté, Fredrik Reinfeldt, le Premier ministre suédois, s'est félicité que ces décisions soient intervenues à l'unanimité : « Il est important que chacun s'y soit impliqué ».

Par ailleurs, les Vingt-sept ont nommé pour dix-huit mois un diplomate français, Pierre de Boissieu, comme secrétaire général du Conseil, le troisième poste créé par le traité de Lisbonne.

 

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